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Louis-Philippe Gingras | Troisième Rangée

Trois ans presque jour pour jour après la parution de son applaudi Traverser l’parc, l’auteur, compositeur et interprète y donne suite avec Troisième Rangée, à paraître sous l’étiquette Simone Records le 4 novembre . 

Du chemin, Louis-Philippe Gingras en aura fait avec son Traverser l’parc (novembre 2013, Simone Records), cette « œuvre de la 117 » qui, applaudie — par la presse, mais aussi au Festival en chanson de Petite-Vallée (lauréat de six prix), au Prix de la chanson SOCAN 2014 (nomination pour « Andromède »), ainsi qu’au GAMIQ 2015 (nomination dans la catégorie Album Roots de l’année) —, l’aura vu engloutir les kilomètres, trois années durant.

En février dernier, entre deux ou trois tournées de l’autre côté de l’Atlantique à accompagner l’auteure-compositrice-interprète Marcie et à « casser » ses propres titres — en France notamment, où il est encore aujourd’hui — il enregistrait un disque rempli de promesses, qui s’écoute en faisant du skateboard, le sourire au visage.C’est ce disque, son deuxième, que Gingras mettra à jour en novembre. Un album foncièrement lumineux où les chiens côtoient les chaloupes et où les amis sont en amour. Nommé Troisième rangée, le long jeu est une réalisation de l’acolyte Dany « Placard » Gauthier, immortalisée au célébré Breakglass Studio par Benoît « Ben Bouch » Bouchard. Gingras signe lui-même les arrangements du band, des cuivres, des cordes. En tout, 18 musiciens sont passés devant les micros du studio du Mile-Ex — y compris Suzanne Blais, la mère de Louis, qui a joué du piano sur une pièce et du calorifère sur une autre.

Annoncé avec la sortie de l’inédite « Parc à chiens » avec La Bronze —, dont tous s’entichaient au printemps, le 11 titres s’éloigne du son country auquel on associait Gingras pour l’amener là où il déploie ses mélodies avec une liberté et une amplitude nouvelles. Son folk de pêcheur s’ornemente de musique de chambre, et son rock automobile s’enjolive de cuivres solennels. Et si ses mots restent crus, ancrés dans un réel aussi chargé que les étals du « Tigre Géant » — son nouvel extrait, un titre dont on ne peut plus se défaire après l’avoir entendu —, ils se présentent maintenant enluminés par un bonheur flambant neuf, et un goût d’écrire mille autres albums.