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Nouvel album de Louis-Philippe Gingras

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Depuis la parution de son encensé « Salut Man » à l’été 2012 — qui lui aura valu non moins de six honneurs au 30e Festival en chanson de Petite-Vallée —, l’auteur, compositeur et interprète Louis-Philippe Gingras n’a cessé d’engloutir les kilomètres, embrassant des tires mous de sa veille minoune grise les somptueuses courbes de la 117 Nord… De Rouyn à Montréal et de Montréal à Rouyn. Des huit heures — « Sept! », rouspèteront ici les « locaux » — écoulés dans sa tête, les oreilles emplies de notes, à scruter le paysage, son paysage, une forêt intérieure dense comme celles des terres encore vierges.

Du chemin, Gingras en a fait pour en arriver à son premier vrai LP — plus que jamais le sien, semble crier l’abréviation —, Traverser l’parc, une œuvre-quête de 14 titres, à paraître le 29 octobre prochain sur l’étiquette Simone Records. Une œuvre écrite dans la tourmente de la maladie mentale, de trouble bipolaire que l’auteur-compositeur-interprète a du apprendre à dompter, voire à amadouer, à la fois forte et fragile, vulnérable et assumée; comme lui.

LANCEMENTS

Rouyn-Noranda

— 27 octobre 2013 —
Petit Théâtre du Vieux-Noranda, 20h
(112, 7e rue)
Billets

Montréal
— 30 octobre 2013 —
Bar Salon Midway, 17h
(1219, boul. Saint-Laurent)
Infos

Traverser l’parc est un album de route déroutant. Une habile réalisation du fidèle ami Placard, fait de country-swing, de folk « Neil Youngesque », de rock grungy et de sentimental songs. Un album empreint d’américanité, teinté d’Hawaï et de Louisiane; d’une poésie intrinsèquement Queb’, de la langue crue et vraie qu’est celle de Gingras. L.-P. Gingras, les yeux bleus profonds, les cheveux en bataille, la moustache à demie rasée, le bolo flottant sur un t-shirt mou. Un monde de Station Wagon et de mets chinois, de « rock’n’roll femmes » et d’amour véritable, de branches à saucisse et de chasse à l’orignal… Un album de « pleurires » comme il ne s’en fait plus beaucoup.