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Hippie Hourrah dévoile “La guerre”, deuxième extrait d’un album à paraître le 11 juin 2021

Le nouveau groupe Hippie Hourrah, réunissant les montréalais Cédric Marinelli (Les Marinellis), Miles Dupire-Gagnon (Elephant Stone, Anemone) et Gabriel Lambert (Elephant Stone, Anemone, The Besnard Lakes) a dévoilé, le 20 avril dernier, ses premières couleurs tie-dye avec “Fantôme” et son magnifique clip animé qui fait un clin d’oeil à la méditation pleine conscience et à l’occulte. Le groupe revient aujourd’hui avec le morceau à l’accent rétro fleuri La guerre et annonce la sortie de son premier album homonyme prévu le 11 juin sous l’égide de Simone Records.

La guerre” s’ouvre sur une drum machine et déjà, les nappes conjuguent leur cadence mélodique à la guitare acoustique envoûtante. L’astucieux mariage entre la pop 60’s et les synthétiseurs à l’inspiration 80’s laisse la chanson voguer dans un flottement rythmique et enjoué.

Hippie Hourrah

Les chansons de ce premier long jeu sont d’abord nées de Cédric Marinelli, et ce projet de studio s’est poursuivi avec l’énergie du DIY, sans attentes précises et surtout avec une latitude pour le décloisonnement des styles explorés par chacun des musiciens à travers leurs multiples chapeaux. De ce mouvement entre le pop, le yéyé, le psych rock et le trip expérimental ressort un aspect qui se rapproche de la méditation, sous forme de longs jams et d’une symbiose créative entre les membres du groupe. Sur les airs de guitares sont venus s’ajouter des claviers, beaucoup de claviers, qui enrobent les mélodies, les ponctuent, les éclatent ou les cimentent avec aplomb. Chaque pièce prend sa place, et le flot de l’album agit sur l’esprit comme le ferait un mantra récité à répétition. Le voyage s’amorce dès les premières notes de “Qui sommes-nous” en ouverture, introduction ambiante aux tintements de clochettes et de synthés qui évoque l’éveil sur soi-même, et l’album se clôt avec l’outro “Sun Family (How To Get Out Of Your Mind)”, une réinterprétation d’une interview enregistrée pour la NFB au sujet du LSD, agrémentée par une musique éclatée psychédélique. Et entre ces deux morceaux, les chansons se meuvent comme un serpent ensorcelé par la musique. Les progressions oscillent et les ornements brillent pour offrir un virage moderne qui embrasse le baroque. Les certitudes se fracassent en éclats de doutes : guitare ou cithare ; moderne ou ancien ; fruit de l’orfèvrerie ou bien du hasard ? Il est permis de groover sur “Fantôme”, “Poupée” “La guerre” ou encore “Gibraltar”. Tandis que les pièces “Apprendre à mourir”, “Royaume” et “Icare” invitent à planer. Et cette cosmogonie de réverbérations se