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ALIAS présente « I Won’t Go to Heaven, and That’s Alright »

ALIAS fou le feu avec le deuxième extrait d’un EP pysch-rock qui verra le jour à l’été 2021 sur l’étiquette Simone Records. 

L’histoire s’amorce et prend forme. « I Won’t Go to Heaven, and That’s Alright » nous balance cette énergie rock bien singulière au projet. Le nouvel extrait, très moderne dans son approche, remet au goût du jour les références musicales des années 70. La recette? L’esprit décomplexé du rock garage, une pincée de pop et une bonne dose de mélancolie psyché bien pesante. Ah! Et neuf ans de jazz au Conservatoire Darius Milhaud d’Aix-en-Provence, qu’on se le dise.

I won’t go to Heaven
Cause it blew my mind
No I won’t go to heaven
I never tell the truth and that’s alright
I know I cannot tell myself
Everything’s gonna be fine
No more lies, grow up

Le vidéoclip suggère un scénario imaginé par Pierre François Sempere ainsi qu’une mise en images ingénieuse réalisée par Alias, lui-même. Après s’être intéressé de front à l’effroyable malédiction du loup-garou avec le premier extrait « The Wolf Man » lancé plus tôt cette année, Emmanuel Alias se met ici en scène dans un mariage complètement déjanté. Malgré les meilleures intentions du monde, le protagoniste se rend compte qu’il est seul. Pas de marié.e, pas d’invité.e.s. Entre kitsch et fuzz, sagesse et folie, naît un délire cathartique. ALIAS qui nous a habitués aux courts récits dramatiques vise dans le mille, encore une fois, avec ce clip. La trame narrative est en accord avec la trame sonore; un crescendo épique.

Bien qu’une certaine parenté avec la langueur de Timber Timbre, l’éclectisme d’Alt-J ou encore avec le grinçant The Black Keys des premiers jours charme d’emblée et pique la curiosité, ce sont réellement le charisme et le souci des nuances dont fait preuve ALIAS qui confirment le grand attrait. Le diable est dans les détails. À travers un brouillard multicouche composé de fuzz, d’oscillations déchaînées et de dissonances bien grasses, le chemin vers le psychédélique est tracé et on s’y avance; on a toujours aimé les ombres, de toute façon.